Les statues-menhirs

Les balades en archéologie auront lieu les 3ème dimanche du mois :

- le 18 février 2018 : "La causse de Blandas", à la découverte de son riche et exceptionnel patrimoine préhistorique. Ce petit plateau calcaire, détaché au sud du Larzac, a été longtemps marqué par les recherches d'Adrienne Durand-Tullou (Le Pays des Asphodèles, 1989). Elle en fait connaître les cercles de pierres levées, les dolmens, les tumulus. Le cadre naturel particulièrement beau et saisissant s'accorde avec ces apparitions minérales qui signent les croyances et les religions des premiers paysans des Grands Causses. Nous pourrons y voir entre autres les menhirs des Landres, les cromlechs des Peyrarines et de la Rigalderie, les dolmens des Arques et du Planas (accessibles en voiture). Un détour est envisagé à la Foux de la Vis, avec son habitat préhistorique et ses vieux moulins (une heure de marche aller-retour, sur un bon sentier descendant à l'aller). Cette visite sera l'occasion de nous éloigner des territoires des peuples préhistoriques de Ferrières et de Fontbouisses (3200-2200 ans avant notre ère) pour nous engager dans celui des peuples caussenards. Ce sera une occasion également d'évoquer le passé agricole et pastoral du Causse.
Rendez-vous à la cave coopérative de Saint-Martin-de-Londres à 10h30. Comptez un peu plus d'une heure de voiture (covoiturage apprécié) pour atteindre Blandas par Ganges (60 km). Prévoyez des chaussures de marche et des vêtements chauds, ainsi qu'un pique-nique.


- le 18 mars 2018

Inscriptions au 04 67 86 34 37 (répondeur) ou par mail sur notre page de contact.

Ardèche

Saint-Martin d'Ardèche, statue 1 de l'aven Meunier

Découverte en 1969 avec une seconde stèle lors des fouilles de l'aven ; reconnue par A. Huchard.

Elle était fichée en place à l'entrée de la grotte où fut retrouvée sa moitié inférieure. Le gisement a donné du matériel allant du Néolithique final à l'âge du Bronze et abrité des tombes à inhumations et incinérations.

Contexte imprécis.

Dimensions : 165 x 58 x 20 à 25 cm.

Poids : 320 kg.

Description :
Grande dalle, brisée en deux, de forme triangulaire, terminée par un rostre. Les côtés et la face antérieure sont piquetés, le dos et la base sont bruts. Le visage en "T" est au sommet d'un cadre facial ovalisé terminé par une barre horizontale. A l'intérieur, une crosse est disposée obliquement. Les yeux, très érodés, sont à peine visibles. Les membres supérieurs sont absents et les flancs sont lisses.


Conservée au dépôt de fouille d'Orgnac.

Bouches-du-Rhône

Sénas, stèle de la Puagère

Découverte en 1838.

Contexte culturel inconnu.

Calcaire urgonien.

Dimensions : 27 x 13 x 7 cm.

Description :
Le visage shématique est seulement indiqué par la ligne des arcades sourcilières et le nez en léger relief. Le décor de chevrons est profondément gravé, il est constitué de surfaces continues sur le haut et les parties latérales de la stèle. On remarque le cartouche réservé sur le front, et le chignon sur la partie supérieure.


Conservée au Musée Calvet à Avignon.


Orgon, stèle du Mont Sauvy

Découverte en 1966 par J. Maladier, dans une construction en pierre sèche.

Calcaire urgonien.

Dimensions : 37 x 22 x 8 cm.

Description :
La forme générale est triangulaire, la partie supérieure est partiellement brisée. Le visage schématique, de forme trapézoïdale est en creux et le nez en relief. On remarque que les ailes du nez et les narines sont indiqués ; deux petites cupules marquaient probablement les yeux. Le décor de chevrons, profondément gravé, est d'aspect grossier. Il est constitué de lignes de chevrons doubles ou triples horizontales au-dessus du visage et verticales de part et d'autre de celui-ci. La partie inférieure brute est en forme de rostre massif.


Conservée au Musée Calvet à Avignon.


Orgon, stèle de la Font-de-Malte

Découverte en 1974, hors contexte.

Calcaire urgonien.

Dimensions : 44 x 39 x 13 cm.

Description :
La forme générale est carrée. Le visage en creux est de forme sensiblement carrée ; le nez est en relief et les yeux sont marqués par deux petites cupules. Le décor de chevrons gravés est relativement complexe et irrégulier. Le bord supérieur est orné d'une ligne de chevrons en dents de scie. Au-dessus du visage, on remarquez un large cartouche réservé et encadré à l'origine par deux panneaux de chevrons et d'arêtes de poisson. Sur les bandes latérales des chevrons simples et des zones de hacures sont emboités. Enfin, sous le visage figure une ligne peu profonde de chevrons simples.


Conservée au Musée de la Société des amis du vieil Eygalières.

Gard

Saint-Benezet, statue de Candelaire

Découverte en 1930 lors de travaux agricoles et identifiée par A. Bernady en 1958.

Contexte culturel inconnu.

Calcaire.

Dimensions : 64.5 x 37 x 12 cm.

Description :
Cette petite dalle est de forme subrectangulaire et dont les surfaces sont soigneusement régularisées. Les motifs sont dégagés et légèrement inclinés. Le visage en "T" semble animé par deux yeux en pastilles, sans arc sous-orbitaux. Ce visage est surmonté d'un bandeau en relief et entouré d'un cadre facial (bloc nez-sourcils-bras). Les avant-bras sont relevés, terminés par des mains. Il n'y a pas de crosse ou autre objet, et les flancs sont côtelés.


Conservé chez M. de Labouchère, à Saint-Benezet.


Blauzac, statue de la Maison Ferrand

Découverte en 1977 par M. Ferrand sur une décharge à Blauzac, signalée par M. Vivies.

Molasse miocène.

Hauteur conservée : 125 x 47 x 14 cm.

Description :
Il s'agit d'une grande dalle ovalaire dont la base est brisée anciennement. Une tête munie de bourrelets latéraux est dégagée au sommet. La surface est piquetée et les flancs bien régularisés. Les motifs très abrasés sont au nombre de neuf. Le visage est indiqué par un "T" arqué, muni des yeux, sans arcs sous-orbitaux ; un motif proche du collier l'entoure. Les avant-bras pliés tiennent une crosse très endommagée. A la taille une ceinture surmonte un objet horizontal, lui-même placé au-dessus d'un rectangle traité en retrait. Les flancs sont côtelés.


Conservé chez M. Ferrand à Blauzac.


Bragassargues, statue du Château de Roux

Découverte en 1902 par M. Bergeron lors de travaux agricoles.

Contexte culturel inconnu.

Calcaire oligocène à cyrènes.

Dimensions : 51 x 26 x 16 cm.

Description :
C'est une petite dalle quadrangulaire, épaisse. La surface est grossièrement piquetée et les flancs sont régularisés. Les motifs sont essentiellement gravés. Le visag est traité en "U" facial et les yeux sont en pastilles : l'oeil droit est détruit, le nez est bien dégagé. Des arcs sous-orbitaux sont gravés. Les avant-bras à peine visibles sont prolongés par des mains disproportionnées. Il n'y a ni crosse, ni objet. Les flancs sont côtelés.


Conservée au Museum d'Histoires Naturelles de Nîmes.


Collorgues, statue 1 de l'Hypogée de Teste

Découverte en 1879 par M. Teste lors de travaux agricoles.

Elle a été trouvée au-dessus d'un puits de mine à silex réutilisé en sépulture au Chalcolithique.

Grés oligocène.

Dimensions : 175 x 70 x 15 cm.

Description :
Il s'agit d'une grande dalleovalaire dont la base est appointée. La surface qui porte les motifs est bien aplanie. Les six motifs en relief sont regroupés dans le tiers supérieur. Au sommet, une tête est dégagée. Le visage est en "T" muni des yeux en relief sans arcs sous-orbitaux. Le cadre facial souligne le visage. Il contient des seins. Les bras sont reliés au visage (bloc nez-sourcils-bras). Les avant-bras pliés surmontent une crosse horizontale. Les flancs sont lisses.


Conservée au musée de Lodève.


Collorgues, statue 2 de l'Hypogée de Teste

Découverte par Nicolas en 1888, elle servait de linteau dans une galerie de mine de silex, utilisée au Chalcolithique.

Grés oligocène.

Dimensions : 180 x 70 x 15 cm.

Description :
Grande dalle ogivale dont la base est large et le sommet dégagé par un épaulement allongé. Elle est régulièrement piquetée sur toute sa surface. Elle possède cinq motifs qui sont : le visage en "T" légèrement arqué, muni des yeux sans arcs sous-orbitaux, surmontant une crosse oblique, et des seins. Ces derniers sont encadrés par les bras dont les avant-bras sont légèrement pliés et terminés par des doigts gravés. Les flancs sont lisses.

Conservée au musée de Lodève.


Euzet-les-Bains, statue du Colombier

Découverte par M. Troupel et identifiée par MM. Mazel et Greffeuille lors de travaux agricoles.

Le lieu de découverte est un habitat chalcolithique fouillé par la suite par M. Hugues.

Calcaire.

Hauteur conservée : 41 x 38 x 16 cm.

Description :
C'est une petite dalle qui fut brisée anciennement. Sa forme est probablement ogivale ou subrectangulaire. Sa face antérieure est plane. Son dos bombé porte une grande cupule. Elle possède sept motifs. Le visage est en "U" et les yeux en relief sont soulignés par des arcs sous-orbitaux gravés. Au-dessus de la face, trois bandeaux égalements gravés se prolongent sur les flancs. Les bras aux avant-bras pliés se terminent par des doigts qui sont légèrement décalés et tenant un objet oblique muni d'une cupule naturelle. Les flancs côtelés partent de la face antérieure.

Conservée au Museum d'Histoire Naturelle de Nîmes.


Foissac, statue de l'Hypogée de Lacré

Découverte en 1900 par Ulysse Dumas lors de travaux agricoles.

Elle fut réemployée dans une galerie de mine de silex.

Grés de Combarlaud.

Dimensions : 155 x 63 x 10 cm.

Description :
Il s'agit d'une dalle brisée lors de travaux agricoles. Cette grande dalle très fine de forme ovale presque losangique, ne porte qu'une seule figuration bien visible : il s'agit d'une crosse. Sa surface est soigneusement piquetée et semble avoir subi un polissage. Un visage très effacé existe au sommet et fut découvert à l'occasion de cette exposition. C'est un "U" facial peut-être muni des yeux. Sur la face antérieure se remarque la trace d'un piquetage grossier, localisé au milieu et à gauche : il semble que le visage et d'autres motifs aient été volontairement effacés. Les bras sont absents et les flancs sont lisses.

Conservée au Museum d'Histoire Naturelle de Nîmes.


Baron, statue de Fontcouverte

Découverte en 1974 par M. Carayon lors de travaux agricoles sur une station préhistorique.

Calcaire.

Dimensions : 126 x 60 x 35 cm.

Description :
Le support est une grande dalle quadrangulaire à base et à sommet arrondi dont la face et les flancs sont soigneusement régularisés. Cette statue est dans un état remarquable. On reconnait facilement les quatre motifs : le visage en "T" est muni des yeux, sans arcs sous-orbitaux. Les avant-bras tendus se terminent par des doigts. Ces mains rudimentaires soutiennent un objet de type languedocien. Sur la poitrine se voit un élément double constitué de deux rectangle accolés. Les flancs sont lisses.

Conservée par M. Carayon à Baron.


Montagnac, statue du Cimetière

Découverte par C. Hugues en réutilisation comme pierre tombale dans le cimetière de Montagnac.

Son contexte culturel est inconnu.

Calcaire.

Description :
Petite dalle subrectangulaire, amincie tardivement. La face antérieure est très endommagée et porte quatre motifs légèrement inclinés. Le visage de technique mixte est proche du "U" facial : il est surmonté d'un bandeau et les yeux sont représentés sans arcs sous-orbitaux (bloc nez-sourcils-bras). Les avant-bras sont relevés et se terminent par des mains très endommagées. Il n'y a pas de crosse ni d'objet. Les flancs sont côtelés. Le dos porte une inscription funéraire de 1843. Le sommet est creusé d'une cupule suggérant l'emplacement d'une croix.

Conservée au Museum d'Histoire Naturelle de Nîmes.


Montagnac, statue de Maison Aube

Découverte par C. Hugues en réutilisation dans une cave.

Son contexte culturel est inconnu.

Molasse miocène.

Dimensions : 85 x 38 x 34 cm.

Description :
Petite dalle subrectangulaire munie d'un léger épaulement au sommet. La base est endommagée. Les motifs sont très bien dégagés sur la surface finement piquetée. Les bras et le visage sont légèrement inclinés. Le visage en "T" porte des yeux. Ce visage est entouré d'un cadre allongé, double à sa base. Il n'y a pas d'arcs sous-orbitaux. Au-dessus du visage sont sculptés trois bandeaux. Le visage et les bras sont reliés (bloc nez-sourcils-bras). Les avant-bras sont relevés et se terminent par des mains. Une ceinture est représentée en bas de la composition. Il n'y a pas d'objet ou de crosse, et le les flancs sont côtelés.

Conservée au Museum d'Histoire Naturelle de Nîmes.


Sanilhac-et-Sagriès, statue de Montaïon

Découverte en 1984 par M. Bruguière, identifiée par M. Duret et mis au jour par un défonçage.

La fouille entreprise par X. Gutherz et L. Jallot a permis de reconnaitre à son emplacement initial une structure de pierre levées au sein de laquelle la stèle trouvait sa place.

Ce "monument" a livré des céramiques du groupe de Ferrières (Néolithique final, soit environ 2700 avant notre ère).

Calcaire molassique.

Dimensions : 160 x 60 x 20 cm.

Description :
Grande dalle ogivale à épaulement naturel. La surface est aplanie et mise en forme par piquetage régulier. Le visage est absent, et le sommet porte une cupule naturelle. Une crosse en relief est surmontée d'une seconde, gravée et à peine visible (ébauche ou tracé abandonné ?). L'objet à large boucle, divisée en son milieu, surmonte un élément double constitué de deux triangles. Ces motifs sont disposés selon un même axe transversal oblique. Les membres supérieurs sont absents et les flancs sont lisses.

Conservée chez M. Bruguière à Sanilhac.


Remoulins, statue 1 de la grotte de la Sartanette

Découverte par MM. Bonnet et Malaval lors des fouilles de 1984 dans la grote, elle était abandonnée avec une autre stèle, parmi des rejetés lors des fouilles anciennes.

Cette grotte a abrité des sépultures et a servi d'habitat du Néolithique à l'âge du Bronze.

Calcaire molassique miocène.

Hauteur conservée : 90 x 50 x 13 à 22 cm.

Description :
Dalle de forme ogivale dont la base a été brisée. Les faces sont régularisées par un piquetage grossier. Le visage est réduit à un "U" facial sans les yeux. Le seul autre motif est une crosse horizontale. Les flancs sont lisses et les memebres supérieurs absents.

Conservée au Museum d'Histoire Naturelle de Nîmes.


Castelnau-Valence, statue de Rosseironne

Découverte en 1961 par M. Meyrueis lors de travaux agricoles.

Son contexte culturel reste imprécis.

Calcaire lacustre oligocène.

Hauteur conservée : 175 x 70 x 15 cm.

Description :
Cette grande dalle de forme ogivale est l'une des mieux conservée du Gard. Sa surface est soigneusement piquetée. La composition complexe comprend dix motifs bien visibles.
Ils sont essentiellement en relief et disposés selon un axe vertical légèrement oblique. La base est brisée, la statue devait être probablement plus haute d'un tiers. Le visage est en "T" arqué. Les yeux sont en relief. Le nez est épais, triangulaire sans arcs sous-orbitaux.
Un cadre facial en creux souligne le visage. Ce dernier est surmonté d'un double bandeau. Les bras sont reliés aux arcades sourcilières (bloc nez-sourcils-bras). Les avant-bras relevés vers le visage se terminent par des doigts.
Un baudrier à deux branches, dont l'une passe sous le bras gauche, soutient un objet endommagé par le soc d'une charrue. Sa branche droite est recoupée par une crosse en creux, probablement postérieure au décor initial. Les flancs sont côtelés. Sous l'objet se voit la partie supérieure d'un rectangle en relief.

Conservée au Museum d'Histoire Naturelle de Nîmes.


Saint-Théodorit, statue des Roumanis

Découverte par M. Brun au cours de travaux agricoles et encastrée dans un mur en 1880.

Son contexte culturel est inconnu.

Calcaire miroitant.

Hauteur conservée : 29 x 34 x 8 cm.

Description :
Petite dalle probablement quadrangulaire au sommet arrondi, brisée à mi-hauteur. Le visage est en "U" et les yeux en pastille sont soulignés par des arcs sous-orbitaux. Un collier gravé supporte une grosse perle tubulaire. Les membres supérieurs sont traités en creux. Les avant-bras tendus sont terminés par des mains qui ne tiennent ni objet, ni crosse. Les flancs sont côtelés.

Conservée au Museum d'Histoire Naturelle de Nîmes.

Hérault

Ferrières-les-Verreries, statue 1 de Bouisset

Découverte en 1951 par le Centre Archéologique des Chênes Verts au cours de fouilles d'un ensemble probablement funéraire du Chalcolithique ou de l'âge du Bronze.

Incluse, debout, dans la paroi au fond d'une cellule bâtie en pierre sèche.

Contexte culturel imprécis.

Calcaire crétacé.

Dimensions : 72 x 33 x 11 cm.

Description :
Petite dalle quadrangulaire dont la face antérieure est irrégulièrement piquetée. Le visage est en "T" d'un type particulier portant sous les yeux en relief trois paires d'arcs encerclant la face. Motif unique, pas de crosse, ni d'objet, ni de membre supérieur. Les flancs sont lisses.


Conservée au musée des Chênes Verts à la Société Archéologique de Montpellier.


Ferrières-les-Verreries, statue 2 de Bouisset

Découverte la même année que la précédente, couchée à son pied.

Contexte culturel imprécis.

Calcaire crétacé.

Dimensions : 65 x 28 x 14 cm.

Description :
Il s'agit d'une petite dalle subrectangulaire. La face, le sommet et les flancs sont irrégulièrement piquetés. Le visage en "T" est légèrement arqué. Deux points en relief représentent les yeux. Ils sont soulignés par des arcs sous-orbitaux concaves, d'un type original. Crosse, objet et membres supérieurs sont absents. Les flancs sont lisses.


Conservée au musée des Chênes Verts à la Société Archéologique de Montpellier.


Viols-le-Fort, statue de Cazarils 1

Découverte en 1952 par le Centre Archéologique des Chênes Verts au cours de la fouilles d'une tombe ovale.

Elle était incluse dans le parement et dressée au fond de la tombe. Cette dernière a livré de la céramique de l'âge du Bronze et du matériel chalcolithique.

Calcaire miroitant.

Dimensions : 72 x 35 x 17 cm.

Description :
Petite dalle quadrangulaire grossièrement mise en forme. Le smotifs sont gravés. Le visage est ocnstitué de gravures parallèles se regroupant et imitant la forme d'un "T" facial. Les yeux en faux relief sont soulignés par des arcs sous-orbitaux. Au-dessous est gravé un collier selon le même procédé. Il porte un épaississement figurant peut-être une perle. Crosse, objet et membres supérieurs sont absents. Les flancs sont lisses.


Conservée au musée des Chênes Verts à la Société Archéologique de Montpellier.

Tarn

Murat-sur-Vèbre, statue de Camp-Grand à Paillemalbiau

Découverte par M. Garenq en 1981 au cours de travaux agricoles, signalée par J. Lautier et J. Record.

Contexte inconnu.

Grés permien.

Dimensions : 210 x 84 x 30 cm.

Description :
Statue-menhir de grande taille de forme subrectangulaire au sommet arrondi et à base rétrécie. Faces aplanies par percussion serrée. Motifs en champs levé et en faux relief au nombre de dix-neuf sur la face antérieure et de trois sur le dos. Le visage est très schématique, constitué des yeux et du nez en relief sans tatouages, entourés d'un collier à deux rangs.
Contre le flanc gauche, une crosse en relief, est disposée très obliquement. Dessous passe l'une des branches d'un baudrier qui soutient un objet à large boucle. Il est tenu par des mains détachées des avant-bras tendus. A mi-hauteur, une ceinture fait le tour de la dalle. Elle possède devant une boucle, et de part et d'autre, est visible une décoration formée de chevrons emboités. Au-dessous, trois traits parallèles symbolisent les jambes jointives qui sont terminées par des pieds. Sur le dos, un "V" dorsal figure les bretelles du baudrier jointes à la ceinture par un jambage à peine visible. A hauteur des épaules, des motifs en forme de volutes représentent peut-être celle-ci.


Conservée chez le propriétaire à Paillemalbiau.

Vaucluse

Puyvert, stèle 1 de la Lombarde

Découverte en 1959 par G. Lebre ; elle était probablement en relation avec une sépulture.

Calcaire lacustre de Saint-Didier.

Hauteur : 32 cm ; largeur : 15 cm ; épaisseur : 6 cm.

Description :
La forme générale est triangulaire, le sommet est concaveet la base brute en forme de rostre. Le visage est creusé en retrait de la surface de la pierre ; le nez et les arcades sourcilières sont en relief et les yeux sont figurés par deux pastilles. La base du visage est ouverte. Le décor est constitué de fines gravures : des séries de chevrons alternés limitent des losanges et des triangles réservés. La régularité et la précision de l'ensemble ne sont qu'apparentes et l'on peut remarquer de nombreux dérapages dans le trait et une dissymétrie entre les parties gauche et droite du décor.


Conservée au Musée Calvet à Avignon.


Puyvert, stèle 2 de la Lombarde

Découverte en 1966 par G. Lebre à proximité du lieu de découverte de la stèle n°1 ; elle était donc probablement en relation avec une sépulture.

Calcaire lacustre oligocène.

Dimensions : 35 x 19 x 5.5 cm.

Description :
La forme générale est subrectangulaire, le sommet est concave et la base brute en forme de rostre. Le visage est creusé en retrait par rapport à la surface de la pierre avec les arcades et le nez en relief. Les yeux étaient probablement indiqués par deux pastilles. La forme du visage est fermée vers le bas. Le décor de chevrons est finement gravé mais partiellement effacé. On remarque l'organisation du décor sensiblement différente par rapport à celui de la stèle n°1.
Sur la partie supérieure, au-dessus du visage, des zones horizontales de hachures en arêtes de poisson contrariées délimitent des losanges et des triangles sur les bords, de part et d'autre du visage des zones verticales d'arêtes de poisson.


Conservée au Chateau de Lourmarin.


Avignon, stèle des Doms

Découverte en 1960 dans des terres archéologiques remaniées.

ouilles de S. Gagnière.

Molasse burdigalienne.

Dimensions : 26 x 14 x 10 cm.

Description :
La forme générale est celle d'une petite borne. La surface porte localement des traces de crémation. Le visage est représenté en creux par rapport à la surface de la pierre ; le nez et les arcades sourcilières sont réservés en relief. Les yeux sont marqués par deux cupules ; une autre cupule orne la partie frontale et une autre, sur la partie inférieure, est pourvue de huit rayons. Sur la face dorsale, on dénombre dix-huit cupules de tailles différentes.


Conservée au Musée Calvet à Avignon.


Isle-sur-Sorgue, stèle de la Bastide

Découverte en 1930, hors contexte.

Molasse burdigalienne.

Dimensions : 46 x 29 x 17 cm.

Description :
La forme générale est celle d'une borne. Les deux faces portent un décor profondément gravé. Sur la face antérieure (A) un double arceau dont la base est barrée par un arc de cercle. Deux cupules forment les yeux et cinquante autres de tailles variables forment des motifs organisés (cercles). Sur l'autre face (B), un double arceau à base fermée figure, les yeux sont également marqués par deux cupules et la partie inférieure porte une unique grosse cupule. La présence du décor sur les deux faces est particulièrement originale, son interprétation est restée longtemps difficile à cause de l'extrême shématisme.


Conservée au Musée Calvet à Avignon.


Stèle du Beaucet

Identifiée en 1984, en réemploi dans une construction du XVIII, par M. Castan.

Calcaire lacustre.

Hauteur conservée : 15 cm ; largeur : 19 cm ; épaisseur : 9 cm.

Description :
Toute la partie inférieure manque mais la forme générale devait être sensiblement triangulaire ; on note la forte épaisseur. Le visage schématique de forme trapézoïdale est creusé en retrait de la surface de la pierre avec les arcades et le nez en relief. Le décor de chevrons est profondément gravé, d'aspect assez grossier, il est constitué de surfaces de chevrons partiellement alternés délimitant des triangles et des losanges réservés. On remarque la présence de traces de colorants rouges.


Conservée chez l'inventeur en Avignon.