Évènements

Les balades en archéologie auront lieu les 3ème dimanche du mois :

- le 18 février 2018 : "La causse de Blandas", à la découverte de son riche et exceptionnel patrimoine préhistorique. Ce petit plateau calcaire, détaché au sud du Larzac, a été longtemps marqué par les recherches d'Adrienne Durand-Tullou (Le Pays des Asphodèles, 1989). Elle en fait connaître les cercles de pierres levées, les dolmens, les tumulus. Le cadre naturel particulièrement beau et saisissant s'accorde avec ces apparitions minérales qui signent les croyances et les religions des premiers paysans des Grands Causses. Nous pourrons y voir entre autres les menhirs des Landres, les cromlechs des Peyrarines et de la Rigalderie, les dolmens des Arques et du Planas (accessibles en voiture). Un détour est envisagé à la Foux de la Vis, avec son habitat préhistorique et ses vieux moulins (une heure de marche aller-retour, sur un bon sentier descendant à l'aller). Cette visite sera l'occasion de nous éloigner des territoires des peuples préhistoriques de Ferrières et de Fontbouisses (3200-2200 ans avant notre ère) pour nous engager dans celui des peuples caussenards. Ce sera une occasion également d'évoquer le passé agricole et pastoral du Causse.
Rendez-vous à la cave coopérative de Saint-Martin-de-Londres à 10h30. Comptez un peu plus d'une heure de voiture (covoiturage apprécié) pour atteindre Blandas par Ganges (60 km). Prévoyez des chaussures de marche et des vêtements chauds, ainsi qu'un pique-nique.


- le 18 mars 2018

Inscriptions au 04 67 86 34 37 (répondeur) ou par mail sur notre page de contact.

Exposition l'oeil de l'archéologue

Information ! - L'exposition est présente depuis 2014 et est accessible lors de la visite.

Quel est le but de l'exposition ?

Les objets issus de fouilles archéologiques sont une source de connaissances. Mais ce n'est pas seulement leur aspect et leur beauté qui intéressent d'abord l'archéologue. Une information précieuse est souvent donnée par un modeste détail. L'explication doit autant à un savoir technique et scientifique constamment requestionné, qu'à une subjectivité affirmée, passant par le regard.

Cette subjectivité est ici mise en scène, loin de toute érudition savante, invitant le visiteur à partager ce regard singulier. S'agissant du Néolithique, époque des premiers agriculteurs, l'étude des objets fabriqués par l'homme et les vestiges témoignant de son passage tiennent une place essentielle dans le travail de recherche.

Ce sont eux que le préhistorien analysent et questionnent pour tenter de comprendre les sociétés premières. Le village à longues maisons de pierres de Cambous, construit il y a environ 4500 ans par les gens de la culture de Fontbouisse, sert de décor à cette enquête. Au loin, la saillie du pic Saint-Loup, emblématique symbole d'un pays, offre au regard un repère géographique immuable.

De quoi s'agit-il ?

Neufs photos grand format de 1,80 m de large sur 3 m de haut rassemblées en groupes de trois, disposées face aux bâtiments de Cambous et offrent un contraste saisissant avec les ruines du village préhistorique. Elles invitent le visiteur à partager une enquête sur nos origines.

Trois thèmes sont évoqués : les ressources du milieu naturel (à gauche en entrant sur le site), les rites et les croyances (face aux visiteurs), les objets du quotidien (près de la maison reconstituée). De courtes explications aident à décrypter les objets photographiés.

Pourquoi les objets ?

Pour le préhistorien, l'étrangeté ou la beauté ne font pas l'intérêt principal des objets qu'il étudie. Un modeste détail, parfois invisible à l'œil nu, devient une source précieuse d'informations et de connaissances. Ainsi, l'observation d'un charbon de bois nous ramène à l'arbre, celle d'un débris de coquille minuscule, aux paysages disparus, aux forêts et aux prairies qui peuplaient notre région à la fin du Néolithique.

La flèche meurtrière plantée dans un os nous enseigne l'état d'une société dans laquelle la violence s’affirmait parfois. Des graines et des ossements d'animaux nous renseignent sur les pratiques économiques, l'agriculture, l'élevage, la cueillette. La variété des parures et des armatures en silex nous informe à leur tour sur les contacts qu'entretenaient entre elles les petites communautés paysannes.

Apprendre en déambulant

Si les maisons abandonnées il y a 5000 ans témoignent d'un temps révolu, les objets oubliés par nos ancêtres nous parlent d'un monde bien vivant. Il n'est nullement question d'exhaustivité, le but recherché est autre.

Images et textes rythment une promenade contemplative, de la cellule de l'arbre au tranchant d'une plaquette de silex, de la face d'une divinité à tête de chouette à la dent percée d'un renard, au cœur d'un paysage préservé, dans un lieu très ancien, où les hommes ont vécu et inventé le monde moderne. C'est ce voyage initiatique, dans les profondeurs de notre propre histoire, auquel nous convie l'exposition "l'œil de l'Archéologue".

Exposition proposée par la Société Languedocienne de Préhistoire, avec le soutien de la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup.

Printemps de la Préhistoire

Journées Européennes du Patrimoine

8 - 9 octobre 2016 : Manche du championnat européen de tir aux armes préhistoriques

23 - 24 - 25 novembre 2016 : Les échanges transdisciplinaires sur les constructions en terre crue

Les «échanges transdisciplinaires sur les constructions en terre crue» réunissent des chercheurs autour d’un thème en décloisonnant les spécialités : archéologues, architectes, constructeurs, restaurateurs, ethnologues, spécialistes de l’analyse des matériaux, etc.

Les trois premières rencontres (2001, 2005, 2008) ont été consacrées aux emplois constructifs de la terre crue «porteuse», servant à faire des murs, et cette nouvelle manifestation s’intéressera aux rôles de la « terre non porteuse », aussi bien dans le second œuvre de la construction (torchis, murs, cloisons, plafonds, sols, revêtements, ornementation), qu’à travers la fabrication de mobiliers ou d’aménagements dans les domaines domestique, agricole, artisanal et funéraire. L’accent portera sur les matériaux à base de « terre » et les systèmes d’armature et d’accroche, verticaux ou horizontaux. Les structures des pans de bois ou les ossatures de poteaux ne seront étudiées que sous leur forme négative révélée par les placages de terre.

Cette table-ronde internationale privilégiera la qualité et la densité des échanges entre chercheurs ayant des compétences et des approches complémentaires. Elle ouvrira le débat à des étudiants en archéologie et en architecture et les séances seront publiques dans la limite des places disponibles.

Comme les précédents « échanges », ceux-ci s’attacheront - au-delà de la compréhension de faits techniques et de l’interprétation fonctionnelle des constructions et des objets - à mettre en évidence certains caractères universels ou, à l’inverse, les caractères uniques ou originaux de certains usages ; à repérer l’éventuelle transmission non seulement de savoir-faire mais aussi de comportements au cours du temps et de l’espace géographique ; à éclairer une partie des actions humaines aussi bien au quotidien que dans des registres plus abstraits.