Évènements

Les balades en archéologie auront lieu les 3ème dimanche du mois :

- Attention, en raison du pont de la Pentecôte, nous avons préféré changer la date de la balade de Mai qui aura donc lieu le Dimanche 27 Mai. Nous partirons en balade dans la Vallée de la Buèges.
Rendez-vous à la coopérative viticole de Saint-Martin-de-Londres à 10h30. Covoiturage conseillé. Le programme détaillé de la journée vous sera envoyé quelques jours plus tôt. Repas tiré du sac.
Le groupe de la journée est limité en nombre ; prix par personne : 5€ payable sur place.

Inscriptions au 04 67 86 34 37 (répondeur) ou par mail sur notre page de contact.

Exposition l'oeil de l'archéologue

Information ! - L'exposition est présente depuis 2014 et est accessible lors de la visite.

Quel est le but de l'exposition ?

Les objets issus de fouilles archéologiques sont une source de connaissances. Mais ce n'est pas seulement leur aspect et leur beauté qui intéressent d'abord l'archéologue. Une information précieuse est souvent donnée par un modeste détail. L'explication doit autant à un savoir technique et scientifique constamment requestionné, qu'à une subjectivité affirmée, passant par le regard.

Cette subjectivité est ici mise en scène, loin de toute érudition savante, invitant le visiteur à partager ce regard singulier. S'agissant du Néolithique, époque des premiers agriculteurs, l'étude des objets fabriqués par l'homme et les vestiges témoignant de son passage tiennent une place essentielle dans le travail de recherche.

Ce sont eux que le préhistorien analysent et questionnent pour tenter de comprendre les sociétés premières. Le village à longues maisons de pierres de Cambous, construit il y a environ 4500 ans par les gens de la culture de Fontbouisse, sert de décor à cette enquête. Au loin, la saillie du pic Saint-Loup, emblématique symbole d'un pays, offre au regard un repère géographique immuable.

De quoi s'agit-il ?

Neufs photos grand format de 1,80 m de large sur 3 m de haut rassemblées en groupes de trois, disposées face aux bâtiments de Cambous et offrent un contraste saisissant avec les ruines du village préhistorique. Elles invitent le visiteur à partager une enquête sur nos origines.

Trois thèmes sont évoqués : les ressources du milieu naturel (à gauche en entrant sur le site), les rites et les croyances (face aux visiteurs), les objets du quotidien (près de la maison reconstituée). De courtes explications aident à décrypter les objets photographiés.

Pourquoi les objets ?

Pour le préhistorien, l'étrangeté ou la beauté ne font pas l'intérêt principal des objets qu'il étudie. Un modeste détail, parfois invisible à l'œil nu, devient une source précieuse d'informations et de connaissances. Ainsi, l'observation d'un charbon de bois nous ramène à l'arbre, celle d'un débris de coquille minuscule, aux paysages disparus, aux forêts et aux prairies qui peuplaient notre région à la fin du Néolithique.

La flèche meurtrière plantée dans un os nous enseigne l'état d'une société dans laquelle la violence s’affirmait parfois. Des graines et des ossements d'animaux nous renseignent sur les pratiques économiques, l'agriculture, l'élevage, la cueillette. La variété des parures et des armatures en silex nous informe à leur tour sur les contacts qu'entretenaient entre elles les petites communautés paysannes.

Apprendre en déambulant

Si les maisons abandonnées il y a 5000 ans témoignent d'un temps révolu, les objets oubliés par nos ancêtres nous parlent d'un monde bien vivant. Il n'est nullement question d'exhaustivité, le but recherché est autre.

Images et textes rythment une promenade contemplative, de la cellule de l'arbre au tranchant d'une plaquette de silex, de la face d'une divinité à tête de chouette à la dent percée d'un renard, au cœur d'un paysage préservé, dans un lieu très ancien, où les hommes ont vécu et inventé le monde moderne. C'est ce voyage initiatique, dans les profondeurs de notre propre histoire, auquel nous convie l'exposition "l'œil de l'Archéologue".

Exposition proposée par la Société Languedocienne de Préhistoire, avec le soutien de la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup.

Printemps de la Préhistoire

Journées Européennes du Patrimoine

8 - 9 octobre 2016 : Manche du championnat européen de tir aux armes préhistoriques

23 - 24 - 25 novembre 2016 : Les échanges transdisciplinaires sur les constructions en terre crue

Les «échanges transdisciplinaires sur les constructions en terre crue» réunissent des chercheurs autour d’un thème en décloisonnant les spécialités : archéologues, architectes, constructeurs, restaurateurs, ethnologues, spécialistes de l’analyse des matériaux, etc.

Les trois premières rencontres (2001, 2005, 2008) ont été consacrées aux emplois constructifs de la terre crue «porteuse», servant à faire des murs, et cette nouvelle manifestation s’intéressera aux rôles de la « terre non porteuse », aussi bien dans le second œuvre de la construction (torchis, murs, cloisons, plafonds, sols, revêtements, ornementation), qu’à travers la fabrication de mobiliers ou d’aménagements dans les domaines domestique, agricole, artisanal et funéraire. L’accent portera sur les matériaux à base de « terre » et les systèmes d’armature et d’accroche, verticaux ou horizontaux. Les structures des pans de bois ou les ossatures de poteaux ne seront étudiées que sous leur forme négative révélée par les placages de terre.

Cette table-ronde internationale privilégiera la qualité et la densité des échanges entre chercheurs ayant des compétences et des approches complémentaires. Elle ouvrira le débat à des étudiants en archéologie et en architecture et les séances seront publiques dans la limite des places disponibles.

Comme les précédents « échanges », ceux-ci s’attacheront - au-delà de la compréhension de faits techniques et de l’interprétation fonctionnelle des constructions et des objets - à mettre en évidence certains caractères universels ou, à l’inverse, les caractères uniques ou originaux de certains usages ; à repérer l’éventuelle transmission non seulement de savoir-faire mais aussi de comportements au cours du temps et de l’espace géographique ; à éclairer une partie des actions humaines aussi bien au quotidien que dans des registres plus abstraits.